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Politique / Société & Santé

Faure Gnassingbé prend une douche froide.

Faure Gnassingbé prend une douche froide.

Annoncé en grande pompe par les autorités togolaises, le sommet Afrique-Israël devant rassembler le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et plusieurs chefs d’Etat africains, du 23 au 27 octobre à Lomé (LC n°757), a été reporté sine die. Autant dire aux calendes grecques… Officiellement, cette annulation résulte du retard lié à l’organisation de ce rendez-vous. En réalité, elle est dictée par le climat social tendu dans le pays. Alors qu’il misait sur ce sommet pour polir l’image du Togo, Faure Gnassingbé n’a pas vu venir la fronde qui, depuis le 19 août, date des premières manifestations de l’opposition, s’amplifie, et plus singulièrement dans le Nord. Cette région est pourtant considérée comme le fief du chef de l’Etat.

Nouveau trublion sur la scène politique et figure de ces manifestations, Tikpi Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP), un Kotokoli de Sokodé (Nord), perturbe non seulement le jeu politique national mais revigore du même coup une opposition emmenée depuis plusieurs années par le seul – et téméraire – Jean-Pierre Fabre, patron de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) bien implantée à Lomé. Comme pour mieux se rappeler à la mémoire « oublieuse » du président togolais, Tikpi Atchadam exige « la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles recommandées par l’Accord politique global ». Une demande systématiquement réitérée par les autres opposants depuis onze ans…

Cet accord, signé en août 2006 entre Faure Gnassingbé et ses adversaires, prévoyait – entre autres – un mode de scrutin à deux tours, la limitation du nombre de mandats présidentiels, le droit de vote pour la diaspora, etc. Tentant de reprendre la main après des manifestations inédites par leur affluence, le pouvoir s’emploie à discréditer le patron du PNP. De confession musulmane, Tikpi Atchadam est accusé d’être lié à certains Etats musulmans du Sahel et à ceux du Golfe. Des pays qui voient donc l’activisme d’Israël en Afrique d’un mauvais œil. A fortiori le sommet qui devait se tenir dans les prochaines semaines à Lomé.
© La Lettre du Continent – Reproduction et diffusion interditesTOGO 14/09/2017 à 15h16
Faure Gnassingbé prend une douche froide
Annoncé en grande pompe par les autorités togolaises, le sommet Afrique-Israël devant rassembler le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et plusieurs chefs d’Etat africains, du 23 au 27 octobre à Lomé (LC n°757), a été reporté sine die. Autant dire aux calendes grecques… Officiellement, cette annulation résulte du retard lié à l’organisation de ce rendez-vous. En réalité, elle est dictée par le climat social tendu dans le pays. Alors qu’il misait sur ce sommet pour polir l’image du Togo, Faure Gnassingbé n’a pas vu venir la fronde qui, depuis le 19 août, date des premières manifestations de l’opposition, s’amplifie, et plus singulièrement dans le Nord. Cette région est pourtant considérée comme le fief du chef de l’Etat.

Nouveau trublion sur la scène politique et figure de ces manifestations, Tikpi Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP), un Kotokoli de Sokodé (Nord), perturbe non seulement le jeu politique national mais revigore du même coup une opposition emmenée depuis plusieurs années par le seul – et téméraire – Jean-Pierre Fabre, patron de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) bien implantée à Lomé. Comme pour mieux se rappeler à la mémoire « oublieuse » du président togolais, Tikpi Atchadam exige « la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles recommandées par l’Accord politique global ». Une demande systématiquement réitérée par les autres opposants depuis onze ans…

Cet accord, signé en août 2006 entre Faure Gnassingbé et ses adversaires, prévoyait – entre autres – un mode de scrutin à deux tours, la limitation du nombre de mandats présidentiels, le droit de vote pour la diaspora, etc. Tentant de reprendre la main après des manifestations inédites par leur affluence, le pouvoir s’emploie à discréditer le patron du PNP. De confession musulmane, Tikpi Atchadam est accusé d’être lié à certains Etats musulmans du Sahel et à ceux du Golfe. Des pays qui voient donc l’activisme d’Israël en Afrique d’un mauvais œil. A fortiori le sommet qui devait se tenir dans les prochaines semaines à Lomé.

© La Lettre du Continent – Reproduction et diffusion interdites

Source: https://web.facebook.com/comlanhugues.shgjossoupke/posts/1439865119425226

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