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Société & Santé

GHANA: MANIFESTATION À ACCRA, LA RÉALITÉ DES FAITS QUE J’AI VÉCUS

GHANA: MANIFESTATION À ACCRA, LA RÉALITÉ DES FAITS QUE J’AI VÉCUS

Il sonnait 10h15 mn. L’ambiance était très bonne. Puis une voiture de police est venue discuter avec Mme Foussena Djagba une parmi les organisateurs de la manifestation. Quelques instants après, elle me téléphone pour m’avertir qu’elle part avec la police au poste, de demander à continuer le programme en attendant qu’elle revienne.

Une demi-heure plus tard, 4 pick-up bleus de police sont arrivés. Dès que les manifestants ont vu les policiers descendre des voitures, ils ont commencé à courir dans tous les sens. C’est en voyant les gens courir que j’ai aussi fui et je me suis blessé.

La police a arrêté une quinzaine de jeunes, les motos ramassées, les bus qui ont ramené des manifestants sont conduits par leurs propriétaires au poste de police de Nima.

J’étais avec une équipe de France24 avec laquelle on a fuit.

Mais lorsque les gens racontent que les policiers ghanéens ont passé à tabac les manifestants, je n’y crois pas. Parmi nous personne n’a vu cela. D’une maison à côté, on a tout vu. Pas un seul gaz lacrymogène n’a été tiré sur des manifestants, pas une matraque pour frapper qui que ce soit. Parmi les jeunes arrêtés, certains ont été menottés, ne voulant pas partir avec les policiers.

Quelques instants après, on est revenu dans le parc où se tenait la manifestation. C’est en ce moment que la police commençait à charger dans leurs voitures les instruments de sonorisation, les bandéroles et les pancartes.

Des interrogations légitimes existent quant à l’intrusion de la police dans une manifestation pacifique qui a reçu l’assentiment des autorités. Sont-elles de mèche avec Lomé?

Une source au sein de l’organisation du meeting affirme que la police de Nima (un quartier populaire d’Accra) leur avait relevé qu’il manquait sur la demande d’autorisation l’heure de début et de fin de la manifestation, ce qui a été corrigé. La police à son tour signale que le délai légal de dépôt d’autorisation qui est de 5 jours n’aurait pas été respecté. Ce dont je doute puisque déjà lundi 23 octobre, j’ai appris que la demande d’autorisation a été déposée.

Il y a à peu près 1 heure de temps, Mme Foussena me disait au téléphone que tout allait rentrer dans l’ordre et qu’elle nous rejoignait. Ce qui suppose que les personnes arrêtées sont libérées ou vont l’être.

Au moment où j’écrivais ces lignes on m’apprend qu’elles sont toujours au poste de police. Prions qu’elles soient remises en liberté.

Auteur: Anani Sossou

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1 commentaire

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