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L’intégralité du discours de Faure Gnassingbé

L’intégralité du discours de Faure Gnassingbé

3 janvier 2018
Le Chef de l’État Faure Gnassingbé a adressé
son traditionnel discours de fin d’année aux
Togolais ce mercredi.
Ci-dessous l’intégralité du discours
Togolaises, Togolais,
Chers compatriotes,
L’année 2017 appartient désormais à l’histoire.
Je veux, avec vous, rendre grâce à Dieu pour les
grandes réalisations, les réussites et les joies
dont elle a été porteuse.
Il convient également de saluer le mérite des
braves populations togolaises qui, par leur
ardeur au travail et leur dévouement, ont
contribué à faire avancer notre pays sur la voie
du développement.
Les mois écoulés ont aussi mis notre existence
collective face à de nombreux défis. Sans
m’appesantir sur les épisodes regrettables que
nous avons connus avec les récentes
manifestations politiques violentes, j’ai une
pensée pieuse pour toutes les victimes. Je veux
assurer leurs familles de ma compassion et
souhaiter aux blessés un prompt rétablissement.
Pour l’année qui commence, j’adresse mes
meilleurs vœux à chacune et à chacun d’entre
vous, et à tous ceux qui vous sont chers. Je
souhaite pour notre nation une année de grandes
réalisations sur la voie de la construction de la
destinée commune.
Cette aspiration est à portée de main. Mais elle
requiert de notre part un engagement résolu et
une détermination sans faille, fondés sur l’amour
que nous avons pour le Togo. C’est en faisant
appel à la fibre patriotique qui vibre en chacun
d’entre nous que je veux ébaucher les
perspectives de notre pays en 2018.
Togolaises, Togolais,
Chers compatriotes,
Pour aborder l’avenir, notre meilleur repère se
trouve dans le bilan des mois écoulés, tant il est
vrai, selon une sagesse bien de chez nous, que
c’est au bout de l’ancienne corde que se tisse la
nouvelle.
L’année 2017 a permis à notre pays
d’enregistrer des succès qui méritent d’être
reconnus et renforcés en vue d’en élargir la
portée et les retombées.
Conformément aux engagement pris, j’ai veillé
avec le gouvernement à l’intensification de nos
efforts d’assainissement des finances publiques,
et un accent particulier a été mis sur la
rationalisation des dépenses. Le déficit primaire
s’est ainsi amélioré, avec une incidence positive
sur la réduction de la dette publique.
L’amélioration des conditions de vie de nos
concitoyens et la diversification des mécanismes
de soutien de l’Etat aux couches les plus
vulnérables de la population sont restées des
préoccupations constantes. Une attention
particulière a été portée à l’inclusion sociale à
travers des programmes ambitieux et
volontaristes, dotés des moyens adéquats. Je
considère comme des signaux encourageants le
dynamisme observé dans la prise en charge par
les communautés à la base des questions de
développement. Il en est de même des premiers
bons résultats notés dans le secteur de la santé,
quelques mois après l’introduction de la gestion
contractualisée dans les structures pilotes
d’Atakpamé et de Blitta.
C’est un travail de longue haleine dont les
premiers fruits portent en eux toutes les raisons
d’espérer. Il doit être poursuivi inlassablement,
en remettant chaque jour l’ouvrage sur le métier
et en affinant les interventions étatiques afin
qu’elles répondent encore plus et encore mieux
aux attentes des uns et des autres.
Togolaises, Togolais,
Chers compatriotes,
Si des avancées ont été réalisées dans plusieurs
secteurs, l’animation de la vie politique, en
revanche, n’a pas toujours été à la mesure de la
profonde aspiration du peuple togolais à la
concorde et à la paix.
Je voudrais réaffirmer que la cohésion sociale
doit rester pour nous tous un objectif cardinal,
dont il est tenu compte en toutes circonstances.
Les réformes à mener dans le sens d’une
amélioration des normes et des cadres existants
ne sont pas incompatibles avec le maintien de la
paix civile.
Nous avons fait le choix de la démocratie. Il
implique une architecture institutionnelle stable,
qui se conforte progressivement en s’adaptant
aux évolutions légitimes souhaitées par le
peuple. Il implique aussi que l’ensemble des
acteurs politiques accepte de se conformer aux
règles, et d’exercer ses prérogatives dans le
respect des droits et libertés de tous les
citoyens.
Récemment, la culture du vivre-ensemble, la
courtoisie et la fraternité ont souvent été
affectées par des attitudes, des postures et des
comportements qui sont aux antipodes de nos
valeurs. C’est une situation intolérable et
préjudiciable à notre marche commune. Les
auteurs responsables d’actes de violence, de
destruction et de meurtres doivent être
recherchés et soumis aux rigueurs de la loi afin
de préserver notre société de ces menaces.
Mais j’ai foi en notre capacité à transcender nos
divergences pour faire évoluer le cadre
institutionnel et politique, tout en préservant le
tissu social. Pour cela, je reste convaincu que
l’unique voie de sortie, qui nous permette de
retrouver le chemin du progrès reste le
dialogue.
Togolaises, Togolais,
Chers compatriotes,
Le dialogue doit rester la voie privilégiée de
résolution des désaccords entre les acteurs
politiques. Par le passé, nous avons réussi à
surmonter nombre de difficultés grâce à notre
sens de responsabilités.
Je n’ai aucun doute qu’aujourd’hui encore, nous
sommes capables d’explorer toutes les voies de
la concertation et des échanges d’idées, de
dépasser les griefs tenant aux personnes et aux
circonstances pour nous élever à la hauteur de ce
que notre pays mérite.
Le Togo mérite que chacun d’entre nous lui
donne le meilleur. Le meilleur, à mon sens,
c’est de valoriser, entretenir et préserver les
acquis, puis d’œuvrer à améliorer l’existant en
opérant les réformes qui s’imposent, dans le
respect des principes de l’Etat de droit et de la
démocratie.
C’est dans cette optique, que j’ai pris au mois
de septembre dernier l’initiative de proposer à la
représentation nationale une révision de la
constitution qui limite désormais à deux le
nombre des mandats présidentiels et législatifs et
qui introduit, pour l’élection du Président de la
République un mode de scrutin uninominal à
deux tours.
Conformément à notre loi fondamentale, c’est
maintenant au peuple togolais tout entier, seul
détenteur de la souveraineté nationale, qu’il
appartient de se prononcer. Dans l’Etat de droit
que nous construisons, nous ne pouvons pas
prétendre substituer des voix plus autorisées au
suffrage universel.
Togolaises, Togolais,
Chers compatriotes,
En 2018, nos concitoyens seront plusieurs fois
appelés à décider, par le vote, des grandes
orientations de la vie nationale.
L’aboutissement du processus de décentralisation
permettra aux collectivités territoriales de se
doter de représentants élus à l’issue des
consultations locales attendues avec impatience.
C’est une excellente occasion pour les nombreux
talents, jeunes, femmes et hommes de qualité de
se mettre au service de leurs communautés
respectives et de la nation toute entière en
prenant en main la démocratie et la gouvernance
à la base.
L’élection des députés à l’Assemblée nationale
constituera également un important rendez-vous
démocratique auquel je convie la classe politique
et l’ensemble des électeurs à participer dans un
esprit constructif.
Cette année, le chantier du développement sera
poursuivi et les actions intensifiées. Nous
continuerons sans relâche de lutter contre les
fléaux que sont la pauvreté et la précarité. Le
gouvernement reste guidé par la nécessité de
conforter la croissance, d’améliorer le partage de
la richesse nationale en insistant sur l’inclusion
financière et sociale et de mettre les institutions
au service de tous les citoyens, sans exclusion.
À cet effet, les filets sociaux seront sensiblement
renforcés, notamment en portant le nombre des
ménages bénéficiaires des transferts monétaires
de 30.000 actuellement à 120.000 durant les
trois prochaines années.
La jeunesse togolaise dont le dynamisme et
l’engagement doivent être soutenus et
accompagnés sera au cœur des interventions de
l’Etat. Je demeure persuadé que les solutions les
plus pertinentes aux problématiques de
l’éducation, de l’emploi et de l’insertion des
jeunes sont celles qui sont nourries par leurs
propres réflexions et contributions.
Dans les mois qui viennent j’aurai avec eux une
rencontre pour débattre des projets que je
compte mettre en œuvre. Ils englobent, entre
autres, la récompense du mérite scolaire, le
renforcement de l’autonomie ou encore l’appui à
l’entrepreneuriat. J’envisage par exemple que
l’attribution des marchés publics réserve un
quota allant jusqu’à 20% aux jeunes
entrepreneurs et aux femmes, qui bénéficieront
par ailleurs de procédures allégées.
Je souhaite que nous engagions un échange
fructueux sur l’ensemble de ces questions.
L’accent sera mis sur la qualité de la formation
professionnelle car c’est d’elle que proviennent
les outils et compétences nécessaires à une réelle
participation des jeunes au développement. Dix
nouveaux instituts de formation pour le
développement seront créés sur les cinq années
qui viennent dans les domaines de l’agriculture,
de la logistique, du bâtiment, des transports et
du numérique.
En matière de santé et de protection sociale, les
initiatives seront portées à une plus grande
échelle. La gestion contractuelle des structures
publiques de santé a fait ses premières preuves ;
elle sera étendue dès cette année à d’autres
hôpitaux, en commençant par Lomé et Kara. Le
gouvernement prendra les mesures idoines pour
faire de la couverture assurance une réalité pour
les deux millions d’élèves initialement visés.
Puis cette mesure sera progressivement étendue à
d’autres catégories de personnes.
Au plan de la gouvernance, nous continuerons de
soutenir le fonctionnement d’institutions
démocratiques fortes qui œuvrent efficacement à
la promotion de l’Etat de droit et des libertés
individuelles et collectives. Dans le but de
parvenir à une justice plus efficace et moins
onéreuse, nous envisagerons l’implantation sur
l’ensemble du territoire de maisons de justice.
La voie de notre développement doit être bordée
par les balises indispensables de la paix et de la
sécurité. Nos forces de défense et de sécurité
sont en première ligne pour préserver notre pays
et assurer à nos populations la quiétude qui
seule permet d’envisager les lendemains avec
confiance et sérénité. Je voudrais saluer leur
mérite et leur demander de poursuivre avec
discipline et sérieux la mission républicaine qui
est la leur. J’attache de l’importance à une
conduite exemplaire et tous ceux qui s’écarteront
de cette voie seront passibles des sanctions
prévues par la loi.
Mes chers compatriotes,
En faisant le choix du progrès, de la fraternité et
de la cohésion, nous parviendrons à exprimer le
potentiel de notre pays et à réaliser ensemble le
rêve d’une grande nation, prospère et stable.
C’est à cela que je nous convie tous, alors que
l’année qui commence nous offre l’occasion de
former des desseins salutaires pour notre pays et
de nous engager résolument à les réaliser au long
des mois qui viennent. Ma confiance est grande
que nous en sommes capables.
Je vous réitère mes vœux de bonne et heureuse
année.
Dieu bénisse le Togo !

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