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TOGO : Résume des 50 ans de règne, d’assassinats et d’impunités

TOGO : Résume des 50 ans de règne, d’assassinats et d’impunités

Il est regrettable qu’au Togo, le régime cinquantenaire qui dirige et gouverne le pays comme leur bien personnel, cherche toujours à vouloir cacher le soleil avec leurs mains. Mais l’histoire et les réalités de leurs actions barbares sont là. La famille Gnassingbé Eyadéma et son clan ont vraiment causé du tord et versé trop de sangs des filles et fils de cette Nation, pour un oui où un non, dans le seul but de la conservation à tout prix du pouvoir. Aucune région ni ethnie n’est épargné de cette barbarie hors norme. Le peuple meurtri dans le cœur et dans l’âme a le droit de savoir toutes les vérités, pour que ces actions criminelles et inhumaines ne se répètent plus jamais. Si la Justice des hommes n’est pas faite pour les victimes, celle de DIEU le Tout-Puissant ne ratera pas.

1985 :
— Le Lieutenant PELLOW : a torturé à mort Omer Aka ADOTE, le 11 septembre 1985 [Source : Me Siméon Kwami OCCANSEY (codétenu d’Omer ADOTE), in « Si Eyadéma m’était conté », publié à Accra en 2000, page 58]

– Rafiou Dotsé Laurent ALANDOU, petit-frère utérin de l’ancien président Nicolas Grunitzky. Il a été arrêté et gardé pendant 03 jours à la gendarmerie nationale. Ce dernier fut empoisonné au cours de sa détention sur ordre du général Etienne Gnassingbé Eyadéma. Il est décédé le 27 octobre 1995.

1991 :
— Le Capitaine Ernest GNASSINGBE et le Lieutenant-colonel Wapissou AREGBA : ont dirigé un commando de militaires qui a abattu 2 démocrates à Bassar, le 2 juin 1991.

— Extraits du RAPPORT GENERAL DE SYNTHESE DE LA COMMISSION II : AFFAIRES POLITIQUES ? DROITS DE L’HOMME ET DES LIBERTES PUBLIQUES – DROITS DE L’HOMME ET LIBERTES FONDAMENTALES de la Conférence nationale souveraine (17 août 1991) :
(…)
Considérant que malgré ce mutisme du Chef de l’Etat, certains officiers ayant été nommément désignés et même entendus par la CNDH, la Conférence Nationale Souveraine se doit de les interpeler, et au besoin de les faire poursuivre en justice ;

Décide:
1 – L’interpellation par la Conférence Nationale et à défaut devant une commission ad hoc des personnes, officiers, sous-officiers et soldats suivants :

a) Pour les massacres de la lagune de Bè :
Lieutenant-colonel Gnassingbé Toyi (ex Donou), Lieutenant-colonel Arrégba, Lieutenant Gnassingbé Essonam Ernest, Capitaine Pigba, Capitaine Titikpina, Capitaine Biténéwé Kouma, Capitaine Béréna, Commandant Djoua Yoma Narcisse, Lieutenant Sogoyou, Sous-lieutenant AgbaYoma, Sous-lieutenant Folly, Sous-lieutenant Bakaly, Sous-lieutenant Délaman, Sergent-chef Eglou Kézié, Adjudant Amélété, le soldat Badabo.

b) Pour les massacres et génocide pour cause de faune à Kolowaré, Kparatao, Kéran, Oti et Tône :
Commandant Djoua Yoma Narcisse, Lieutenant Gnassingbé Essonam Ernest, Capitaine Faya, Sergent-chef Batchassi, Sergent Yaotsé, Caporal Asia, Soldats : Lakougnon, Barnabo, Kassim, Bassirou, Azoumana du RPC de Kara, M. Koutakou BATABA.

c) Pour les tortures et mauvais traitements suivis de mort de civils et militaires :
Général Bonfoh, Colonels Wallah, Lawani, Arrégba, Capitaine Lao Kpessi, Capitaines Atoèmène – Lotsi, Commandant Janvier Tchango, Adjudant Gilbert PAHONNAKE

— Le Capitaine Kouma BITENIWE : a ordonné qu’une vingtaine de soldats préposés à la garde du Premier ministre KOFFIGOH soient sommairement abattus malgré leur reddition, après l’assaut sur la primature, le 3 décembre 1991, parmi lesquels :
• Le soldat TCHAOURO, accusé d’être un « traître » parce qu’il était originaire du nord Togo ;
• Le Caporal AMAO, accusé d’être un « traître » parce qu’il était originaire du nord Togo ;
• Le Sergent-chef KOLANI qui, après l’exécution sommaire du soldat TCHAOURO et du Caporal AMAO protesta en faisant remarquer qu’il n’était pas légal d’abattre des prisonniers auprès du Capitaine Kouma BITENIWE qui se mit en colère et, après lui avoir répondu : « KOLANI, tu m’emmerdes ! », dégaina son pistolet automatique pour tuer froidement ce sous-officier ;
• Le Capitaine EPOU, mitraillé à l’intérieur de la Primature par quatre soldats sur les ordres du Capitaine BITENIWE.

1992 :
— Le Colonel AREGBA, colonel du régiment para commando, caserné, non loin des lieux de l’attentat, a dirigé l’attentat de Soudou au cours duquel ont été tués, le 5 mai 1992 :
• Marc ATIDEPE, Président de l’Union togolaise pour le Renouveau (UTR) et membre du Haut Conseil de la République ;
• Mama Touré MOUSSA ;
• Atchankpa Zakari OURO ;
• Tchadjobo Alasa SAMA.
(Source : Rapport de la Mission d’enquête de la FIDH)

— Les policiers BOUKPESSI Pangalou et KAREWE Kossi (né en 1967 à Pya, préfecture de la Kozah, gardien de la paix en service à l’Ecole de Police en qualité de moniteur de sport) : ont dirigé le commando qui a assassiné Tavio Ayawo AMORIN, Premier secrétaire du Parti socialiste panafricain (PSP), membre du Haut Conseil de la République (HCR) et président de la Commission des Affaires politiques et des Droits de l’Homme, Secrétaire général du COD II, le 23 juillet 1992.

1993 :
— Officiers qui ont dirigé les massacres du Fréau Jardin sur les ordres d’EYADEMA, le 25 janvier 1993 :
— Bourreaux de l’épuration ethnique et des soldats démocrates de l’armée togolaise dans la nuit du 24 au 25 mars 1993 :
• Le Caporal chef Ali AYENAM : a fusillé le Général Mawulikplimi AM EYI, chef d’Etat-major particulier d’Eyadéma (« Ali AYENAM est revenu en disant qu’il avait accompli sa mission lorsque la première rafale a été déclenchée contre la maison de TEPE.) ;
• Le Lieutenant SIMEZA : a donné l’ordre de tuer le Colonel Eugène TEPE ;
• La 1ère Classe Tchouko KONDO: a tiré une balle en pleine poitrine du Sergent-chef Kugblenu YETO devant la porte de la prison du camp où il l’a traîné ;
• Les sergents BADABON et KONSO, le Soldat TALBAGNA, le Caporal BATAKA : ont sommairement exécuté le Caporal Kokou NOMAGNON, à l’Ecole primaire publique d’Agoè-Nyivé où ils l’ont conduit ;
• Le Sergent-chef ALOU, le Sergent AMEGNRAH, le Caporal LIBIBE, le Fonctionnaire Caporal LOGO, la 1ère Classe Tchouko KONDO : ont composé le peloton d’exécution qui a fusillé des soldats au champ de tir dont le Caporal Messan AMEZIAN ;
• Le soldat Ali Ayenem : a égorgé le soldat ORENA Koffi devant le magasin d’armes où il était de garde, parce qu’il était de l’ethnie Losso qu’il n’aimait pas ;
• Le Capitaine Atcha Mohamed TITIKPINA, commandant du Centre d’entraînement des troupes aéroportées (CETAP) à l’escadrille de l’aviation: a ordonné que le soldat Kokou AGBEGNA soit battu à mort le samedi 10 avril 1993 au matin ;

— Le Lieutenant TCHASSAMA, Commandant de la Gendarmerie d’Agbandi : a assassiné par empoisonnement 22 jeunes arrêtés et détenus dans la prison de la Gendarmerie d’Agbandi lors de la répression qui a suivi l’élection présidentielle du 25 août 1993 ;

— Le Général Eyadéma GNASSINGBE : a fait assassiner par empoisonnement le Capitaine BITHO de la Gendarmerie nationale, après une rencontre au Palais présidentiel de Lomé II, fin 1993.

1994 :
— Emmanuel GNASSINGBE, le fils infirme d’Eyadéma et trois militaires en uniforme : ont fait assassiner Gaston Aziandouvor EDEH, député du CAR ; Prosper Ayité HILLAH, ancien professeur d’EPS au Lycée d’Agbalépédogan alors au service des sports à l’Université du Bénin (UB); Martin Dissi Kodjo Koumaflé AGBENOU, adjudant-chef de gendarmerie à la retraite. Enlevés, le dimanche 13 février 1994 vers 16H 30, avec une quatrième autre personne, ils ont été assassinés dans un bâtiment militaire de la résidence du Bénin à Lomé et ont été retrouvés calcinés dans leur voiture à Massouhoin, dans la banlieue de Lomé, le 14 février 1994.
— Le Colonel NABEDE, commandant du Camp du 2e RIA d’Adidogomé en 1994 : a assassiné par empoisonnement à Lomé, un dimanche, le Lieutenant Kossi DOUAYER, enterré le 23 avril 1994.
— Le Lieutenant-colonel Yoma Narcisse DJOUA et le Major POULI : à la tête d’un gang qu’ils dirigeaient, ont assassiné l’huissier de justice Kokou Laurent AGBEMAVO, à Lomé, le 16 juin 1994.
— Le commissaire de police Aklesso TAKOUDA : a assassiné par balles tirées à bout portant l’Officier de police adjoint KomlaInye LEKOUTE, au quartier Djidjolé, à Lomé, dans la nuit du mardi 19 au 20 juillet 1994.
— Le Commandant Yoma Narcisse DJOUA : a envoyé un commando assassiner Clément SALAH dit «Malboro», jardinier à la Présidence de la République, le mercredi 19 octobre 1994 à Lomé.

1998 :
— Kodjovi AKOMABOU : à la tête de nervis du RPT, a lâchement assassiné Koffi Mathieu KEGBE, responsable du CAR dans le canton de Sendomé (Préfecture de Yoto), dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 septembre 1998.

2004 :
— Etienne GNASSINGBE Eyadéma : a délibérément fait assassiner plus de 300 personnes dans la sanglante tragédie à l’occasion d’une Marche de soutien qui était en réalité un massacre rituel destiné à assurer son maintien au pouvoir, au Palais présidentiel de Lomé II, le 20 novembre 2004.

2005 :
— Toto TCHALLA, fils de feu Palli TCHALLA, l’ancien ministre du régime RPT : à la tête d’un groupe de miliciens du RPT, ont tué par balles Koffi Jérôme AZIAMADI, 25 ans, peintre en bâtiment, au quartier Avédji, le 16 avril 2005.
— Une fille de feu GNASSINGBE Eyadéma : a tué par balles 9 personnes dont Kodjo Edoh AKOHOUE, au quartier Klikamé, le 16 avril 2005.
— Les jumeaux AGBODJAN Edo et Dosseh : à la tête de miliciens du RPT, ont tué le maître tailleur Yao EKLOU, au quartier Ablogamé-Akodésséwa, à Lomé, le 26 avril 2005.
— Le Général Assani TIDJANI et M. Edoh KAGNI, Secrétaire général de la Préfecture des Lacs : ont dirigé la répression qui a fait plusieurs morts à Aného et dans la Préfecture des Lacs, les 26, 27 avril 2005.
— Le Major N’MA Bélézim KOULOUNE, le libanais Aboukérim et le Chef corps du Camp militaire de Témédja : ont recruté et convoyé, les miliciens du RPT qui, avec les militaires, ont organisé les massacres à Atakpamé et dans la Préfecture de l’Ogou, le 26 avril 2005.
— Le Major N’Ma Bélézim KOULOUN: a tué, lui-même, AFIDJIGBE et ADJIBA à Atakpamé, le 27 avril 2005.

2006 :
— Le Capitaine WADJA : à la tête d’un contingent de militaires et gendarmes, organisa une violente répression qui se solda par la mort de N. Bonagnime BINDJOMBA, décédé des suites de ses blessures par balles à l’abdomen à Bangéli (Préfecture de Bassar), le 21 décembre 2006.

2009 :
— Le Colonel Abalo Félix KADANGHA : à la tête d’un commando de la Force d’intervention rapide (FIR) des Forces armées togolaises basé au Camp militaire d’Agoè-Nyivé a dirigé l’assaut sur le domicile de Luc Kpatcha GNASSINGBE, au quartier Kégué, qui a occasionné plus de 17 militaires assassinés à Lomé, dans la nuit du 12 au 13 avril 2009.
Plus jamais ça sur la terre de nos aïeux, et surtout justice pour les victimes
Pour une sincère, bonne et vraie réconciliation tant prônée par le Haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), il faut absolument une justice et un pardon. Sans cela il n’y aura pas de véritable réconciliation.

Source : Parti des travailleurs du Togo ; Extrait du (Livre Noir contre l’impunité au Togo, 50 ans d’assassinats et d’impunité sous la dictature sanglante du clan des EYADEMA-GNASSINGBE, 1963 – 2013, et la Rédaction de La Nouvelle

La Nouvelle N°0021 du 15 Mai au 15 Juin 2017

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